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TERMINOLOGIE

Pour bien comprendre les codes à barres, il faut tout d'abord parler le même langage, aussi voici la définition de quelques termes utilisés pour qualifier les codes barres.

1) MODULE : "Plus petit commun multiple", il est la largeur nominale de la barre ou de l'espace le plus étroit.

2) ELEMENT : Un élément est tout simplement soit une barre, soit un espace. Il se définit par le nombre de modules qu'il comporte.

3) CARACTERE : Plusieurs éléments forment un caractère, selon une combinaison prédéfinie. Cette relation spaciale entre barres et espaces, adjacents ou interdépendants constitue la structure du code. Un caractère peut être une lettre, un chiffre ou un symbole. Il peut servir soit à la représentation d'une valeur, soit à l'organisation fonctionnelle du code (caractères de début et fin de lecture), soit comme contrôle.
Les caractères significatifs ont toujours le même nombre des mêmes éléments.

4) RATIO : C'est le rapport des largeurs entre les éléments larges et les éléments étroits (en général 3 pour1).

5) DENSITE : Elle est définie par le nombre de caractères inscrits sur une longueur linéaire donnée. Elle est fonction de la largeur du module et par le ratio.

6) CONTINU : Cela signifie que chaque caractère jouxte ses voisins (il commence par une barre et fini par un espace). Deux bornes encadrent le message codé : un caractère de début et un caractère de fin de lecture.

6b) DISCONTINU : Chaque caractère commence par une barre et fini par une barre, il y a toujours un intervalle (de largeur fixe ou variable) entre deux caraxtères adjacents.

7) MARGES : ou encore appelées zones calmes situées de part et d'autre du code. Elles doivent être exemptes de toute impression pour permettre la lecture du code.

8) JEU DE CARACTERES : liste exhaustive de tous les caractères admis par le code avec leurs valeurs binaires. Les éléments étroits sont notés "0" et les larges "1".

9) CLE DE CONTROLE : c'est un caractère qui est calculé en fonction des autres caractères significatifs du code et placé à la fin de celui-ci pour permettre un contrôle (automatique ou non) de la lecture.

PETIT HISTORIQUE DES CODES A BARRES :

L'origine des codes-barres remonte à 1949 , avec l'invention d'un code-barres circulaire (NJ WOODLAND) qui ne sera pas utilisé en pratique. En 1960, SYLVANIA imagine un symbole d'identification des wagons de chemin de fer faisant appel à des barres et des espaces. L'idée, qui est donc en l'air dès les années de l'après-guerre, est de remplacer la lecture des trous des bandes perforées par des successions de noirs et de blanc.

La société INTERFACE MECANISMES (qui deviendra plus tard INTERMEC) commence ainsi son activité en fabricant des lecteurs de bandes de ce type destinés à remplacer les lecteurs de bandes perforées.

En 1970 est créé aux Etats-Unis un comité ayant pour but de définir une codification adaptée aux problèmes de la grande distribution: le "US SUPERMARKET AD HOC COMMITTEE ON UNIVERSAL PRODUCT CODING", ou plus simplement l'U.P.C. Ce comité se met au travail et en 1973 le code U.P.C. est adopté. Entre temps, en 1970, PLESSEY introduit son code-barres dans les applications bibliothécaires, et, en 1971, MONARCH invente le code CODABAR (dit également Monarch) et le Docteur ALLAIS, d'INTERMEC, propose le code 2 parmi 5 entrelacé.

En 1974, sur une demande de la société BOEING, INTERMEC invente le premier code alphanumérique: le code 39. Puis, les choses s'accélèrent. Le code E.A.N. (European Article Numbering), version internationale de l'U.P.C. est adopté en 1977. La même année, le CODABAR est choisi par l'American Blood Bank Commission, et l'administration américaine commence des études ayant pour but le choix d'une symbologie dans le cadre du projet LOGMAR.

De nouvelles symbologies sont crées pour répondre à des besoins sans cesse plus variés et sophistiqués: code 128 (Computer Identics) et code 93 (INTERMEC) pour les utilisateurs cherchant un code alphanumérique dense et pouvant coder tout les caractères du jeu ASCII, et, très récemment, une nouvelle génération de codes à étages extrêmement denses: les codes 49 (INTERMEC), 16 K, et PDF 417.

D'autres symbologies, réellement bi-dimensionnelles sont également apparues (code 1). On ne peut ici plus parler vraiment de codes barres, mais de codes matriciels, l'information étant codée par points carrés. Ce type de symbologie permet une densité très importante (encore supérieure au PDF 417).